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Dessislava
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MessageSujet: Article de Marguerite Kardos   Sam 18 Oct - 23:05

Forum Toussaint 2005
L’émergence du changement
le défi de l’amour

Marguerite Kardos

Ce nouveau qui crie vers nous

Orientaliste-sumérologue,
Marguerite
Kardos est également
thérapeute spécialisée
en médecine énergétique
chinoise



Merci d’être avec moi pour pouvoir dire quelque chose que je ne sais pas encore
à travers une respiration. Dans le soufisme, cela s’appelle « respirer ensemble ». Pour respirer, il faut prendre du nouveau, je ne peux pas respirer pour hier, pour avant-hier, pour mes parents, pour mes grands-parents, je dois être dans l’instant, dans cet axe entre Ciel et Terre, entre la verticale et l’horizontale, dans ce Tout où toute connaissance disparaît, où il n’y a plus que naissance. Le mondenouveau crievers nous afin de naître, il a besoin de nous. Mais pas de nos vieilleries, pas de nos
connaissances, il a besoin de pouvoir capter à travers nous quelque chose qui n’a pasencore de matière, mais à qui nous devons donner matière, que nous devons incarner.Toutes les cultures que j’ai pu étudier, je l’ai fait avec émerveillement – j’ai ainsi passé huit ans dans les caves du Louvre à déchiffrer les tablettes sumériennes, que je continue à aimer profondément, comme toutes les langues pictographiques –, mais c’est en soignant que j’ai découvert ce qu’est l’émerveillement devant le nouveau, ce nouveau qui
est en train de naître en l’autre que je touche. Et je touche ce que je ne peux pas toucher dans l’autre, et il entend dans ce que je dis ce que je ne peux pas dire parce qu’alors ce nouveau fait jaillir de nous quelque chose qui nous fait être justement. C’est cette connaissance qui est le centre, pour moi, de toute connaissance, de toute naissance, de tout passage par un trou d’anéantissement alors que nous passons notre vie à être cachés de nous-mêmes, de notre lumière aussi.

J’essaie de déchiffrer maintenant d’autres tablettes que les sumériennes, qui sont des scénarios de vie, des scénarios de transformation de vie. Pour que quelque chose se transforme, cependant, il faut être dans l’ouvert, dans le jamais vu, dans le jamais entendu, dans un saut dans l’inconnu. A travers l’énergétique chinoise j’ai appris une structure
– un peu comme un musicien qui connaît le la absolu sait qu’à partir de celui-ci il peut structurer sa musique –, je ne fais que nettoyer finalement les cordes de l’instrument de musique que nous sommes chacun pour lui permettre de pouvoir chanter sa partition unique, son chant unique, son chant nouveau, son souffle nouveau et renouvelant. Si nous ne sommes pas dans le nouveau, nous ne construisons plus ce quelque chose qui est comme notre part d’immortalité, ou nous ne pouvons plus, comme le disaient les Sumériens, réveiller le secret du coeur. Le coeur pourra être ce centre qui permettra le passage. C’est ce coeur d’amour, ce coeur de compassion, ce coeur de fraternité, de respect et d’ouverture, qui va permettre de n’être rien, de ne pas connaître, d’être dans une sorte de souffle qui unit, qui est comme le point de capiton sur les coussins, ce point foyer, ce point central entre le monde créé et le monde créateur. L’homme appartient à ces deux polarités, et son rôle, peut-être, est de faire naître à travers son existence, à travers son être, à travers son ouverture, à travers sa fraternité ou sa souffrance, cette transformation
constante vers le nouveau. Ce nouveau cependant ne peut se satisfaire de nous que lorsque nous sommes au sommet de nous-mêmes, c’est à dire au plus profond de nous mêmes, dans cet axe qui permet d’être le pont entre l’indicible et le verbe, entre le silence et la musique, entre le coeur et les reins, entre le foie et les poumons, entre les ancêtres et ma vie actuelle, entre ma vie actuelle et le futur.
Nous sommes peut-être là pour transformer le poids de notre vie, de notre colère, de notre désespoir, de notre révolte, de notre indignation, de notre jalousie, de toutes ces émotions que nous rencontrons en nous-mêmes, et les transformer en voie, voie qui, tout d’un coup, aura un sens parce qu’elle pourra être reliée à la lumière. Nous pouvons en faire de la lumière, l’homme est un fabricant de lumière. Et quand il commence à sentir
qu’est possible la transmutation de son poids en sens, la voie devient aussi voix, c’est à- dire chant, chant de remerciement. Je rappelle souvent que, chez les Sumériens, les signes de la santé sont au nombre de trois : le pardon, la joie, et le remerciement. Je peux faire de tous les actes de ma vie des actes de joie, de pardon et de remerciement. Et cette constante transformation de tout ce que je rencontre devient une joie immense. Ce que je rencontre est une matière brute, mais dans cette matière brute respire le Très Haut. Un jour, j’avais quatorze ans, dans une forêt de sapins en Hongrie, j’ai eu une vision qui m’a
terrassée de bonheur et d’extase. J’ai réalisé d’un coup qu’il n’y avait pas de matière vile, maudite, que tout est Son corps, le corps du Très-Haut, que nous sommes ce corps-là. C’est grâce à ce Très-Haut qui vibre en moi que je vais pouvoir reconnaître, en chaque personne que je rencontre, chaque visage, chaque objet, chaque forme, chaque animal, chaque plante, chaque pierre, Son visage, Son être. Alors il n’y a plus que du sacré et je peux sacraliser la matière parce que ce Très-Haut en moi me le permet.

L’homme arrive maintenant dans une crise immense de son existence où non seulement toute l’humanité est pétrie d’une souffrance énorme, mais aussi les plantes, les pierres, le sous-sol, tout souffre. Mais peut-être est-ce le signe d’une très grande transformation que jamais la planète Terre n’a connue.

C’est vrai que l’on répète depuis longtemps que cela dépend de nous, et de nous ici et maintenant. C’est très joli de dire : « je vais transformer ». Mais comment peut-on transformer ? Il me faut d’abord reconnaître que ce n’est pas moi qui vais transformer – qui suis-je pour transformer ? Si je suis reliée à l’essentiel, si je suis reliée à ce je suis, à ce pur amour, à ce coeur, à ce point où je disparais complètement, où ma connaissance disparaît, où tout ce que j’aimerais vivre disparaît, où le dicible disparaît, où toute forme disparaît – comme nous pouvons le vivre dans la méditation, dans la prière, dans le contact avec la beauté, dans l’émerveillement, dans l’étonnement, à travers les larmes aussi, à travers une tentation de suicide, un moment de détresse totale – alors le Très- Haut, béni soit-il, peut enfin se servir de moi, parce que j’ai lâché tout ce que je voulais.
Je peux alors découvrir que je suis Son outil, que ma main est Sa main, que mes yeux sont Ses yeux. Alors je fonds en larmes, parce que c’est presque insupportable… Et en même temps Son indulgence, Sa miséricorde infinie de se servir de moi, telle que je suis, sans aucun jugement, sans critère, sans exiger que je sois un peu mieux, non, ici, maintenant, à partir de tout de suite, avec le peu que j’ai, avec le rien que j’ai, quelques sourires, un tout petit sourire.

J’ai demandé un jour à mon maître de rencontrer des gens que j’aime beaucoup, et ila dit : « Mais qu’est ce que tu veux que je leur dise ? ». J’ai répondu : « Mais rien, être là », et il a ajouté : « Tu sais, quand des êtres qui ont fait un certain chemin se rencontrent, ils n’ont plus qu’à partager un rire », un fou-rire, un rire de joie, de soulagement, un rire de clown. Et c’est vrai qu’ici, à ce Forum de Terre du Ciel, tout le monde a un sourire, un respect, une fraternité, une bienveillance sans sentimentalité, sans mièvrerie.
Il y a une force qui devient sourire, une détresse qui devient compassion, un deuil épouvantable, un cri de douleur, qui devient fraternité, dans ce ventre de transformation du vieil homme en homme nouveau. Et cette petite graine a une immense force, beaucoup plus forte que tout l’ancien. Alors concentrons- nous sur le tout petit nouveau qui est en nous, ne nous lamentons pas sur tout ce qui est vieux, tout ce qui est perdu, tout ce que nous ressassons, parce que notre rate va être abîmée, ne nous attristons pas parce que nos poumons vont être dans la détresse, ne soyons pas dans les peurs parce que nos reins vont être coupés du sol, ne soyons pas dans la colère parce que notre foie, notre vésicule biliaire vont souffrir. Essayons plutôt, dans chaque regard, dans chaque situation, même difficile, et dès aujourd’hui, de guetter ce regard qui peut transformer, et de voir le devenir – chêne d’un petit gland, d’une toute petite graine ou d’un petit grain, qu’importe comment on dit car ne sommes-nous pas sur une lancée qui ne connaîtra plus la séparation masculin/féminin ? C’est vrai que nous allons vers un androgynat. L’homme
nouveau est dans une perception féminine, une ouverture de transformation, d’accueil, de pénétration toujours possible, et en même temps dans le phallus, dans l’affirmation que ce nouveau, en lui, est plus fort que tout l’ancien. Veillons sur cette joie qui naît dans le coeur quand nous sentons que nous avons fait un acte juste, quand nous savons que maintenant, même s’il est trop tard, même si, apparemment nous étions fatigués, nous avons pu dire un mot, ou que moi qui pratique l’acupuncture j’ai pu mettre une aiguille, car nous avons pu, un petit peu, participer à la délivrance de ce poids vers la voie et de
la voie vers la lumière. Alors nous aurons été à notre place et nous pourrons peut-être mourir tranquille, sachant qu’il n’y a que la vie et que nous pouvons entrer vivant dans la mort.

Oui, peut-être que l’homme nouveau en nous, ce vivant en nous, va pouvoir traverser cette époque extrêmement sombre, cette époque difficile, cette époque de remise en
question. En même temps il me semble que, dans cette époque même, il y a un éveil extraordinaire. J’enseigne aussi l’acupuncture dans différentes écoles et mes élèves, comme les gens que je rencontre dans les séminaires, les stages, les Forums, tous, nous visons ce nouveau, ce nouveau qui crie vers nous afin de naître. Alors accouchons-le ensemble, chacun, en transformation, à travers ce coeur, à travers le secret du coeur. Cela ne s’affiche pas, ce secret qu’on appelle en arabe le secret du secret du secret, ce secret dont parle le Christ quand Il dit : « Prie dans le secret du coeur ». Que ce secret nous unisse,
nous permette de faire chauffer ces graines, ces oeufs, ces oeufs parmi lesquels peut être il y en a de pourris mais ce n’est pas grave. Réchauffons, c’est notre devoir, et il y aura de petits poussins qui sortiront, à travers nos yeux, à travers notre peau, à travers notre parole, à travers nos actes et nos gestes si nous sommes à l’écoute de ce nouveau. Merci d’être ensemble, dans cette fraternité, dans ce point presque imperceptible qui est ce secret du coeur. Merci.

Ne nous lamentons pas sur tout ce qui est vieux, tout ce qui est perdu.
Concentrons-nous sur le tout petit nouveau qui est en nous, veillons sur cette joie qui naît
dans le coeur quand nous avons fait un acte juste.

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