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| Histoires de lutins et de Fées | |
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Régis Fondateur/Admin.
Nombre de messages : 5359 Age : 67 Localisation : Un petit coin de paradis sur Terre Humeur : Optimiste Date d'inscription : 05/06/2006
| Sujet: Histoires de lutins et de Fées Mar 30 Déc - 11:44 | |
| Un soir que Bénéad Guilcher et son épouse revenaient des champs extrêmement fatigués, ils voulurent raccourcir par la route en traversant la lande de Motenn-Dervenn, habitée par une puissante tribu de Korils. Jusqu'à présent, personne ne s'était jamais aventuré sur cette lande, de peur d'être entraîné dans quelque ronde infernale...
Guilcher se trouvait à mi-chemin lorsqu'il aperçut une multitude d'ombres autour des grandes pierres. Se doutant qu'il s'agissait des Korils, il décida de rebrousser chemin en toute hâte... Mais il était déjà trop tard : des milliers de petits êtres noirs et hirsutes jaillissaient de toutes parts !
Le temps d'un battement de paupière, les Korrigans entouraient les paysans... Cependant, à la vue de la petite fourche de bois que Bénéad tenait à la main, tous les nains se mirent à chanter d'une seule voix :
"Laissons-le, laissons-la, Fourche de charrue il a ; Laissons-la, laissons-le, La fourchette est avec eux."
Sauvé in extremis, Bénéad comprit qu'il devait sa vie à la petite fourche qui lui servait à nettoyer sa charrue. Concluant que les outils étaient une sorte d'arme contre le mauvais sort des nains, plus personne ne craignit de traverser cette lande la nuit venue.
Quelques temps plus tard, Bénéad rendit visite aux Korils. invité à danser, il profita de son infirmité de bossu pour demander à pouvoir s'arrêter lorsqu'il le souhaiterait. Les rondes commencèrent dans la bonne humeur, sur la cadence du chant traditionnel des Korrigans :
"Lundi, mardi, mercredi Lundi, mardi, mercredi..."
Un peu lassé de cet éternel refrain, il entreprit de continuer la chanson par un deuxième vers :
"Lundi, mardi, mercredi Jeudi, vendredi, samedi..."
Enthousiasmés de cette trouvaille, les nains lui proposèrent d'émettre un souhait, en choisissant la richesse ou la beauté. Bénéad demanda qu'on lui ôte sa bosse. Les Korils le saisirent alors et se le passèrent de l'un à l'autre. Lorsqu'il remit pied à terre, la bosse avait disparu !
A quelque temps de là, le tailleur Balibouzik, réputé pour son avarice, voulut, lui aussi, participer à la ronde des nains ; un soir, il se rendit sur la lande et s'enhardit également à continuer la chanson :
"Lundi, mardi, mercredi Jeudi, vendredi, samedi Et le dimanche aussi ! "
Les Korils, fous de joie, réclamèrent une suite, mais Balibouzik ne fit que répéter ces trois vers. Les nains lui laissant tout de même la possibilité de faire un vœu, le tailleur répondit que puisque Bénéad avait choisi la beauté et non la richesse, il voulait ce que Bénéad avait laissé... et c'est ainsi que l'avare récupéra la bosse ! Couvert de honte, Balibouzik - désormais surnommé Tortik-Balibouzik - voulut se venger et déposséda Bénéad de tous ses biens ! Ce dernier, dans la misère, partit demander de l'aide aux Korils. Ils lui firent grand accueil et, comme de coutume, l'entraînèrent avec eux. Porté par l'élan de la ronde, il imagina un dernier vers :
"Et voilà la semaine finie ! "
Aussitôt, des milliers de Korrigans accoururent de toute parts et le remercièrent vivement de les avoir délivrés, eux qui étaient condamnés à danser toutes les nuits jusqu'à ce qu'un humain complète et achève l'infernal refrain...
En guise d'offrande, les nains lui remirent des petits sacs de toile. quand Bénéad découvrit le contenu des bourses, il fut très déçu : elles ne contenaient que sable, feuilles mortes et crins. Croyant à un mauvais sort, sa femme aspergea les sacs d'eau bénite. Apparurent alors par enchantement colliers de perles, pièces d'or et diamants... après la beauté, Bénéad connut la richesse jusqu'à la fin de ses jours...
Dernière édition par Régis le Mar 30 Déc - 12:06, édité 1 fois | |
| | | Régis Fondateur/Admin.
Nombre de messages : 5359 Age : 67 Localisation : Un petit coin de paradis sur Terre Humeur : Optimiste Date d'inscription : 05/06/2006
| Sujet: Le nid de l'ange et la fée Mar 30 Déc - 12:06 | |
| Au fond de la Vallée des Rêves Azurés Vivait une fée aux yeux couleur de temps Et au rire cristallin comme rosée au printemps ; Jusqu’à l’aube du jour, dans les bois elle courait. Que faisait-elle ? Que cherchait-elle ? me direz-vous… Cette fée-là était la fée des Rêves Merveilleux, Ceux qui emplissent des petits enfants les yeux Et qui laissent au petit matin du rose sur les joues…
Elle cherchait donc cette fée au fond des Bois Enchantés Les Rêves Perdus qu’elle pourrait sans doute exaucer. C’est là qu’elle trouva un rêve tout de larmes embué ; Ce rêve était celui d’une âme par le désespoir hantée, Le Rêve Perdu d’un ange au sourire magique Qui versait des larmes amères sur ses amours passées…
La fée fut prise d’un élan du cœur et dit : « Assez ! Ne plus voir cet ange sourire, c’est dramatique ! »
Elle alla trouver la Reine des Fées pour lui dire son amour : « Cet ange a trop souffert ! » dit-elle « Et je veux Moi, De l’Amour si cruel envers les hommes changer les Lois ! »
La Reine répondit : "Je comprends que ton cœur soit lourd, Mais tu connais du pays de Faery les Lois ! Du même monde vous n’êtes malheureusement pas ! Cet amour là est impossible, tu le sais ! Arrêtons là ! Oublie cet être, c’est mieux ainsi, crois-moi !"
Cependant, la fée des Rêves ne l’entendait pas ainsi, Et bafouant les Lois de Faery, elle rencontra l’ange Dans un lieu où résonnait le chant des mésanges ; Elle lui dit des mots doux et des mots d’amour aussi… L’ange et la fée se rencontrèrent ainsi souvent ; Et plus le temps passait, plus leur amour grandissait… La fleur qui vivait dans leur cœur s’épanouissait Comme jamais elle ne l’avait fait auparavant… Leur si bel amour n’était cependant pas resté inconnu
Folle de rage, la Reine des Fées apprenant cela Envoya chercher la petite fée qui accourut là … « Te voici donc ! » dit la Reine, « Je t’avais prévenue ! Sais-tu que tu seras punie pour ta trahison ? De telle faute, tu connais pourtant le châtiment : De Faery, tu dois quitter les terres immédiatement ! »
« Ô ma Reine, je partirais vers un autre horizon, Qui accueillera mon amour ainsi que le sien ! »
« Sais-tu, petite sotte ? » répliqua la Reine, Que le Ciel lui fermera ses portes d’ébène ? Au statut d’ange déchu passera ton ange gardien ! »
« Soit, s’il en est ainsi » , dirent l’ange et la fée réunis, Nous vivrons tous deux dans un lieu autre ! La Terre où vivent les humains sera nôtre, Elle sera de notre amour le douillet nid… » | |
| | | Hervé Z-G Membre ACTIF (Ancien d'Essania)
Nombre de messages : 1002 Age : 60 Localisation : Terre Date d'inscription : 08/06/2006
| | | | Fleurdevie57 Nouveau Membre Actif
Nombre de messages : 79 Age : 78 Localisation : Moselle sud (région de SARREBOURG) Emploi/loisirs : Amoureux de la Vie dans toutes ses composantes... Humeur : équanimité Date d'inscription : 15/02/2009
| Sujet: Re: Histoires de lutins et de Fées Jeu 7 Mai - 6:57 | |
| La légende du géant et de la petite fée
Il était une fois (Eh oui, c’est une légende !), vivait, dans les Vosges du Nord, un géant qui habitait une grande grotte ; cette grotte était en fait un coquillage gigantesque que la mer avait déposé là il y a des millions d’années, du temps où la montagne était immergée. Personne ne demeurait dans le voisinage du géant qui se sentait souvent très seul, et cela lui pesait malgré la magnificence du lieu. De plus, en raison de sa taille imposante, les animaux de la forêt fuyaient à son approche. Il ne parlait donc à personne et ne pouvait rien partager de ses idées, ses espoirs et de son ressenti. Au fil du temps, il devenait de plus en plus pessimiste et malheureux. Une nuit, il fit un beau rêve : une petite fée, aux cheveux de blé et au corps lumineux, habitant un rocher de la forêt, lui apparut ; cette fée était si belle, si resplendissante, si rayonnante qu’à son réveil elle exerçait encore sur lui une attirance indicible. Il se mit en tête de la chercher jusqu’à ce qu’il la trouve et de lui offrir le bien le plus précieux qu’il détenait ; le présent qu’il voulait lui donner était une perle de nacre très volumineuse, provenant de sa roche-coquillage, qui, par ses propriétés particulières, éclairait sa demeure le soir. Il pensait ainsi, avec celui-ci, monnayer l’amitié de cette fée si magnétique. Il prit donc sa perle et partit à sa recherche. Il parcourut la forêt dans tous les sens, examina chaque roche mais rentra chez lui sans l’avoir trouvée. Il recommença le lendemain, puis le surlendemain, en vain. Le désespoir commençait à s’installer en lui, au point qu’il envisageait même d’abandonner sa quête. Mais, la nuit suivante, la petite fée lui apparut à nouveau en rêve et s’adressa à lui en ces termes : « J’habite près de chez toi mais je suis si petite par rapport à toi que tu passes à côté de moi sans me voir, viens je t’attends. ». Le lendemain matin, il reprit donc ses recherches, dans un rayon proche de sa grotte, en apportant une extrême attention. Très vite, il la découvrit à proximité d’une roche particulière, constituée d’arcades, qui allait, de fleur en fleur, s’abreuver de la rosée du matin. Il la regarda émerveillé et fasciné mais, tout-à-coup, il prit conscience de sa lourdeur et de sa maladresse et il se sentit déconfit et incapable de l’aborder. Il allait rebrousser chemin lorsque la petite fée se mit à lui parler : « S’il te plaît, ne t’en vas pas, je souhaite, moi aussi que nous devenions amis. Tu sais, je suis très sensible à ta gentillesse et, comme tu es très fort, ta présence me rassurerait et me protègerait. Moi, je t’apprendrai tout ce qui est dans ma nature et en mon pouvoir. Qu’en dis-tu ? ». Le géant s’approcha d’elle, timidement, et ils s’assirent côte à côte. Puis ils se mirent à parler et le soir arriva qu’ils parlaient encore…Une profonde amitié était née. Ils se rencontrèrent chaque jour, partageant leurs expériences et leurs sentiments et, chaque jour, ils se sentaient de plus en plus proches. Un jour, ils se sentirent comme n’étant qu’un seul être ; alors, ils disparurent du plan terrestre et une nouvelle étoile scintillante apparut dans le ciel…
Les lieux évoqués dans cette légende existent réellement : la grotte est la grotte Saint-Léon, qui se situe dans la commune de WALSCHEID, en Moselle ; c’est la plus vaste grotte des Vosges (profonde de 32 mètres et large de 24 mètres) ; quant à la roche dont il est question ici, elle est à quelques kilomètres de la grotte, sur le territoire de la commune de ABRESCHVILLER, en Moselle ; elle s’appelle la roche des fées… | |
| | | Gisèle Membre ACTIF (Ancien d'Essania)
Nombre de messages : 319 Age : 86 Localisation : Montérégie-Québec Date d'inscription : 14/06/2006
| Sujet: Re: Histoires de lutins et de Fées Jeu 7 Mai - 14:10 | |
| Merci fleurdevie.....
L'amitié, l'amour vrai sont vraiment des fleur de vie que nous pouvons faire pousser dans notre jardin intérieur....
:CoeurFleur: | |
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