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 Swami Prémananda - L'histoire de sa vie

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Régis
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MessageSujet: Swami Prémananda - L'histoire de sa vie   Sam 26 Fév - 7:04

Suite à l'annonce du décès de Swami Prémananda, sans doute qu'un certain nombre d'entre les nouveaux venus sur ce forum se posent la question : mais qui était Swami Prémananda ?
Voici donc l'histoire de sa vie, racontée par lui-même.

Source : http://www.sripremananda.org/french/f1_life/f1b_lifestory.html


Ma Jeunesse

MES ANTECEDENTS FAMILIAUX
Mon grand-père paternel, qui s'appelait Sivasami Malavarayer, et ma grand-mère Seerangam, sont nés et ont vécu à Valathamangalam dans le district de Papanasam à Tanjore dans le Tamil Nadu, au cœur de l'Inde du Sud. Mon père, Somasundaram Malavarayer, est également né à cet endroit et y a grandi. En 1924, alors qu'il était encore un jeune homme, il s'est rendu au Sri Lanka pour ses affaires. Il a décidé d'y rester et s'est installé à Vathumoolai, dans la district de Teltheni. Il y a démarré avec succès une affaire qui a prospéré.

Du côté de ma mère, mon grand-père est né à Tanjore, dans le Tamil Nadu. Il s'appelait Pakirisamy Elamudayar. Il s'est également rendu au Sri Lanka pour y faire des affaires, et s'est établi à Matale. La ville de Matale est située dans la région montagneuse au centre du Sri Lanka. Elle est entourée, dans un environnement naturel, de collines parcourues de rivières et de sources pures. Elle est réputée pour ses succulentes épices et pour son puissant temple dédié à Mariyamma, la Mère Divine. Ma grand-mère, Thaiyal Muthammal, est née à Changilibai, dans le district de Jaffna au Nord du Sri Lanka, et a déménagé plus tard à Matale. Elle a épousé Pakirisamy et ils ont eu une fille, Pushpakanthi, et deux fils, Mayilvaganam et Ponnuthurai. Pushpakanthi a épousé Somasundaram à Mandandawela, dans le district de Matale. Ils ont eu quatre fils et trois filles. Je suis leur troisième enfant.

MA GRAND-MERE ET SWAMI PARAMAGURU
Lorsque ma grand-mère, Thaiyal Muthammal, était une jeune fille à Jaffna, elle a entendu parler d'une personne divine connue sous le nom de Swami Paramaguru. Il était né et avait vécu dans le sud de l'Inde, mais il a passé les dernières années de sa vie au Sri Lanka. C'est dans ce pays qu'elle l'a rencontré pour la première fois, à Keerimalai. Un peu plus tard, Swami Paramaguru s'est rendu à Matale, a construit un ashram dans la ville et s'y est installé. C'était un saint ayant obtenu l'illumination, un "siddha" (être parfait). Il avait l'habitude de ne porter qu'un vêtement de couleur verte autour de la taille. Il quittait rarement son petit ashram à Mandandawela. Il avait l'habitude de rester assis immobile durant la plus grande partie de la journée. Il aimait seulement manger un fruit à la chair pourpre appelé igname, ou des haricots. Rien d'autre. A cette époque, un homme politique très connu, Sir Ponnambalam Ramanathan, est devenu un ardent fidèle de Swami Paramaguru et a publié un livre qui lui était consacré. Après le samadhi (mort du corps physique) du Swami, Sir Ramanathan a apporté un Sivalingam de Kasi, en Inde du Nord, et l'a placé à l'endroit où le corps du saint était enterré. Des Sri Lankais de toutes les religions, sachant qu'il était un grand saint, sont venus pour recevoir le darshan du lingam.

La mort du saint pour lequel on avait érigé ce tombeau n'avait pas été ordinaire : au même moment, en deux lieux différents, de nombreux fidèles avaient vu Swami Paramaguru quitter son corps : à Matale et aussi à Jaffna au pied de la montagne Keerimalai, où l'on peut encore voir son second tombeau.

C'est à ce Swami très âgé, mais cependant omniscient, que ma grand-mère, une petite fille pleine de dévotion, allait quotidiennement offrir ses services. Elle faisait des petits travaux dans l'Ashram et préparait l'igname pourpre qu'il aimait tellement. Un jour, le Swami a dit à ma grand-mère : "tu te marieras à l'âge de 16 ans et tu auras 3 enfants. Ton unique fille donnera naissance à 7 enfants. Le troisième enfant, un garçon, aura comme nom celui du soleil (mon véritable nom était Prem Kumar, mais mon surnom était Ravi, ce qui signifie "soleil"). Cet enfant aura des pouvoirs divins et une connaissance spirituelle qui apparaîtront durant sa septième année. Il ne mènera pas une vie dans le monde, mais bien une vie spirituelle. Inspiré par Dieu, il servira l'humanité toute entière. Tu dois prendre la responsabilité de t'occuper de lui et de l'élever. Ne fais pas obstacle à sa croissance spirituelle." Exactement comme l'avait dit le Swami, je suis né à Mandandawela, troisième enfant de Pushpakanthi, la fille de Thaiyal Muhammal. Le premier enfant était une fille et le deuxième un garçon.

Ma grand-mère a raconté à ma mère les paroles de l'homme de Dieu. Lorsque mon père a entendu cela, il n'a pas du tout été heureux, car il n'était pas intéressé par la vie spirituelle. De toutes façons, j'étais davantage attaché à ma grand-mère, et c'est elle qui m'a élevé la plupart du temps dans sa maison à Koobiankoda Kottuwageddara, près d'Udipili. Elle m'aimait beaucoup et a bien pris soin de moi. Nous étions inséparables. J'aimais lui servir ses repas et laver ses vêtements, et je la chérissais beaucoup.

MA PERIODE SCOLAIRE
J'ai d'abord étudié dans une école chrétienne, un couvent à Matale. Je dois reconnaître que je n'étais pas très sage lorsque j'étais petit ! Même à cet âge-là, j'avais l'habitude d'être puni pour des fautes que je n'avais en réalité pas commises ! Par exemple, j'avais un ami très proche qui étudiait avec moi au couvent. Dans le domaine de l'école, il y avait un puits très grand et très profond, et aucun élève n'était autorisé à s'en approcher. Mon ami a fait tomber dans le puits une noix de coco et quelques vêtements d'un élève, et il a ensuite répandu la rumeur que quelqu'un était tombé dedans. Toute l'école était en effervescence et de nombreux parents se sont affolés et sont venus chercher leur enfant. Plus tard, le service des pompiers a envoyé une équipe qui a fouillé le puits mais n'a pas pu trouver de corps, seulement les vêtements. Le directeur de l'école était furieux et a commencé une enquête. Mon ami allait être démasqué, mais il a alors pointé son doigt vers moi ! J'ai pris sur moi les reproches, par amour pour lui. Ma sœur aînée, Babakka, a aussi eu des ennuis et a été réprimandée pour "mon comportement". A partir de cet âge-là déjà, j'ai eu l'habitude d'être puni pour des fautes que je n'avais pas commises.

Ensuite, j'ai étudié au "Christ Church College". C'est là que les pouvoirs peu ordinaires qui étaient en moi ont vraiment commencé à se manifester aux yeux des personnes en dehors du cercle familial. J'étais en septième année. Parfois, je disais à mes amis des choses pour plaisanter, mais ce que je disais se produisait réellement. J'étais un élève brillant et à cette époque, j'avais l'habitude d'avoir d'excellentes notes. Bien sûr, la compétition avec les autres était forte. Un jour, un garçon m'a lancé un défi, disant qu'il obtiendrait la première place au prochain examen, car il s'était vraiment bien préparé. Sans réfléchir, je lui ai répondu que oui, il s'était bien préparé, mais que par malchance, il ne pourrait pas participer à l'examen. Tout le monde a ri, croyant que je parlais par jalousie. J'ai pensé que je n'aurais pas dû parler ainsi, mais au moment de l'examen, ce garçon ne s'est pas présenté. Il se fait que lui et sa famille avaient été admis à l'hôpital pour empoisonnement alimentaire, parce qu'un lézard venimeux était tombé dans leur nourriture sans que la cuisinière s'en rende compte. Je ne pensais plus trop à cela, mais lorsqu'il a été guéri, le garçon est venu me trouver et m'a demandé : "Prem, comment savais-tu que je ne pourrais pas participer à l'examen ?" J'ai répondu : "oh tu sais, j'ai seulement dit cela en guise de plaisanterie, et c'est vraiment une coïncidence."

Après cet incident, mes amis avaient pris l'habitude, pour s'amuser, de venir me demander quels points ils obtiendraient aux examens, s'ils allaient réussir ou échouer, quel repas leurs parents allaient leur préparer pour le déjeuner tel jour, etc. Au fil du temps, lorsqu'ils ont réalisé que tout ce que j'avais prédit était vrai, ils ont cessé de rire. Ils ont commencé à me montrer un peu de respect. Après les examens à la fin de la septième année, je profitais de mes vacances avec ma grand-mère. Une camarade de classe, Diya, est venue me trouver. Elle était en pleurs car elle pensait qu'elle allait échouer aux examens. J'ai essayé de la consoler et je lui ai demandé si quelqu'un allait se marier prochainement dans sa maison. Elle a été surprise et m'a répondu que sa sœur aînée allait se marier dans une semaine. Je lui ai dit qu'elle devrait prendre plaisir aux festivités, et qu'elle me rejoindrait certainement en huitième année. C'est arrivé comme je l'avais prédit. Elle a réussi de justesse et en a été si reconnaissante qu'elle a répandu cette nouvelle dans toute l'école. Plus tard, un professeur m'a demandé si l'enfant qu'elle aurait prochainement serait un garçon ou une fille. J'ai répondu : "les deux ! " Elle en a été troublée, mais elle a ensuite donné le jour à des jumeaux, un garçon et une fille. La nouvelle de mon don s'est répandue auprès des élèves, des professeurs et des parents, et beaucoup d'entre eux sont venus me trouver. Peu après, un tournant s'est produit dans ma vie. A leur demande, j'ai commencé à rendre visite à mes amis à leur domicile, afin de les aider ainsi que leur famille.

Je manquais l'école pour les voir, car ma grand-mère ne me permettait pas d'aller inutilement dans la maison de mes amis. Lors d'une de ces visites, le père d'un de mes amis m'a demandé s'il aurait la possibilité d'acheter une maison. Je lui ai répondu négligemment : "pourquoi ? Vous possédez déjà une si grande maison, alors quelle est la nécessité d'en acheter une autre ?" Ils ont été troublés, et le père a dit que ce n'était pas sa propre maison, et qu'il la louait à son cousin. J'ai répondu : "non, ceci est votre maison" et je suis parti. Deux mois plus tard, mon ami et ses parents sont venus chez moi avec un plateau d'offrande religieuse traditionnelle, comportant une feuille de bétel, des fruits, des fleurs et des friandises. Ils se sont inclinés devant moi dans un geste de vénération ! Ils m'ont dit que la maison était devenue leur propriété, exactement comme je le leur avais annoncé. Il semble que le propriétaire précédent avait donné la maison en gage au grand-père de mon ami en garantie d'un prêt, et qu'il ne pouvait pas le rembourser. Par conséquent, la maison appartenait maintenant au père de mon ami.

Tout ceci est parvenu aux oreilles de ma grand-mère, et elle s'est souvenue des paroles du saint homme. A partir de ce moment, elle a commencé à faire mon éducation spirituelle, me préparant à devenir un homme au service de Dieu. Elle m'a conduit dans de nombreux temples, en pèlerinage et m'a fait rencontrer des personnes saintes telle que le grand Yoga Swami. Les différentes expériences spirituelles intérieures, que j'avais eues durant toute ma vie, ont commencé à augmenter. En plus de mes justes prédictions, il y eut d'autres sortes d'événements miraculeux survenant autour de moi. Je ne puis pas mentionner tous ces signes divins. Cela demanderait un livre entier pour les décrire tous. Je les expliquerai peu à peu dans de prochains articles. Mes parents ne voulaient pas du tout que je m'engage dans une vie spirituelle. Ils disaient que c'était un pur non-sens et ils étaient un grand obstacle pour moi. Ils voyaient des miracles se produire autour de moi et découvraient que mes paroles s'avéraient être vraies. Malgré cela, et bien qu'ils en étaient fascinés, ils restaient cependant opposés à ma décision de suivre la voie spirituelle.

Jusqu'alors, je n'étais pas végétarien. Cependant, ma grand-mère et les parents de mes amis, qui étaient conscients de mes pouvoirs divins, n'étaient pas prêts à me donner de la viande ! Ils disaient tous que ce serait un péché contre Dieu. Donc, à cause d'eux, j'ai changé mon alimentation pour un régime purement végétarien. J'ai commencé à penser beaucoup à Dieu et à méditer au plus profond de moi au sujet de mes facultés paranormales. J'ai commencé à ressentir un pouvoir divin dans mon corps et à prendre conscience d'une grande énergie en moi. J'ai pris la décision consciente de devenir un disciple du Divin et de suivre Ses directives qui parvenaient à l'intérieur de moi. J'ai compris que je devais servir les gens et les aider dans leur détresse mentale et leur misère physique. J'ai su avec certitude que mon rôle majeur était de donner de toutes les manières possibles à ceux qui étaient dans le besoin.

Et ainsi, j'ai commencé ma vie spirituelle.

Suite ci-dessous...

*****************
"Ce ne sont pas les chercheurs qui trouvent des idées, ce sont les idées qui trouvent les chercheurs." (Jean-Pierre Petit)

"La vie sous toutes ses formes est un cadeau. Elle est sacrée. Il n'y a aucune scission à faire entre la spiritualité et la vie dans la matière. Tout est sacré !" (Daniel Meurois - "Pionnier de l'Eveil" - Ed. Ariane)


Dernière édition par Régis le Sam 26 Fév - 10:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Swami Prémananda - L'histoire de sa vie   Sam 26 Fév - 7:06

MA MISSION COMMENCE

Peu de temps après mon importante décision de servir l'humanité et d'aider ceux qui étaient dans le besoin, divers problèmes sont survenus. D'abord, il n'y avait pas de moine hindou à Matale. Même l'Ashram de Swami Paramaguru ne fonctionnait pas, par manque d'entretien. Il n'y avait personne qui puisse me donner des conseils spirituels. Mes parents et ma famille étaient opposés au fait que je mène une vie spirituelle. Mes nouveaux "fidèles" (les parents de mon ami) m'ont demandé de rester avec eux. Et ainsi, je suis resté un certain temps auprès de la famille Sountharanayagar Gunaratnam. Des nouveaux fidèles sont venus me voir dans cette maison. Ils ont commencé à amener leur famille et leurs amis. J'ai également commencé à mûrir spirituellement. De plus en plus de fidèles sont venus. Leur nombre augmentait rapidement, et ils avaient le sentiment que je devais m'établir en un lieu où ils pourraient tous venir librement. De cette manière, mon premier Ashram a commencé à prendre forme. J'étais encore plus inspiré pour méditer. J'ai médité presque 20 heures par jour durant une période de 40 jours. J'ai vécu de nombreuses expériences spirituelles.

Je me suis souvenu que, dans mon enfance, j'avais perçu la saveur du Divin en de nombreuses occasions, mais je n'avais pas très bien compris ce qui m'arrivait. Même à mon tout premier âge, je pouvais vouloir que des choses se passent, ou souhaiter que n'importe quel objet ou aliment apparaisse dans mes mains. A l'école, lorsque je pensais trop intensivement à différentes divinités ou à la vie de saints, je tombais généralement dans un état de demi-conscience. Je me sentais envahi par une joie tellement immense que je m'évanouissais et quittais mon corps. Parfois, il fallait me renvoyer à la maison en taxi ! Lorsque j'ai eu environ dix ans, j'éprouvais souvent une grande envie de rendre visite à ma tante à Colombo. J'avais l'habitude de simplement penser à elle, et il se fait que je me trouvais à ses côtés.

Elle a demandé à ma mère comment il se faisait qu'un si petit garçon soit autorisé à faire seul un voyage de quatre heures jusqu'à Colombo. Elles ont alors découvert que j'étais réellement en deux endroits simultanément - avec ma tante à Colombo et avec ma mère à Matale. Pendant de tels moments, je ressentais mon corps comme dans un rêve. A l'âge de douze ans, il m'est arrivé de m'enfermer pendant trois jours dans une chambre. J'ai dit à ma famille que j'étais malade, mais en réalité, j'étais dans un état élevé d'"intoxication divine". Le troisième jour, ma sœur Babakka est devenue très inquiète à mon sujet, et elle a jeté un coup d'œil par la lucarne du toit. Elle a été très effrayée car elle m'a vu recouvert de rayons de lumière dorée, assis bien droit dans la position du lotus. A ce moment, j'étais consciemment à la recherche du Divin et de la source des pouvoirs yogiques qui étaient en moi. Le 40ème jour, j'ai entendu une voix qui me disait : "Tu as le bonheur de posséder le pouvoir divin. Ce ne sont pas tes paroles qui deviennent vraies, mais c'est Dieu qui parle à travers toi. Désormais, tu devras parler de Dieu à tes fidèles. C'est ta mission dans ce monde de faire comprendre à autant de gens que possible que le Divin existe."

A partir de ce jour, j'ai commencé à parler la plupart du temps du Divin avec chacun. Je leur ai dit que j'avais maintenant dédié ma vie à diriger les fidèles vers Dieu. Je leur ai dit que dorénavant, Dieu était en permanence dans ma conscience et faisait partie de chacune de mes pensées et de mes actions, chaque jour. Je leur ai promis d'essayer de partager avec eux le pouvoir et la connaissance que Dieu envoyait à travers moi. J'ai essayé d'élever leurs pensées et de les aider à rechercher ce grand pouvoir infini que nous appelons Dieu, qui se trouve au-delà de l'expérience de nos sens et qui est la force essentielle qui se cache derrière tout dans l'univers.

L'INITIATION A LA VIE DE MOINE
J'avais l'habitude de porter un vêtement blanc très simple (un dhoti et un châle). Un jour, Shantha, la fille d'un des fidèles m'a dit : "vous avez des pouvoirs extraordinaires et donc, vous devriez porter la robe orange d'un sannyasin, d'un moine. Mais ce serait mieux si vos vêtements blancs devenaient orange en présence des fidèles. Vous ne devriez pas simplement commencer à porter cette couleur". Je me suis senti un peu confus à propos de ce que je devais faire, et j'ai médité à ce sujet. J'ai reçu une inspiration intérieure, j'ai appelé mes fidèles et leur ai dit que, au dernier jour des fêtes célébrées en l'honneur de la Mère Divine (la fête hindoue de Navaratri), mon vêtement blanc se transformerait en la robe orange du sannyas (renoncement). Je leur ai dit "à partir de ce moment, on ne m'appellera plus Ravi Swami, mais bien Swami Premananda. Vous devriez tous venir pour cette cérémonie". Le soir de Vijayadasami, le point culminant des fêtes de Navaratri, la pièce où j'étais assis en prière et en méditation était pleine de fidèles attendant avec impatience de voir ce miracle. Une forte vibration spirituelle est entrée dans la pièce et ma nouvelle robe blanche s'est lentement transformée en une robe de couleur orange. J'ai senti une énergie puissante et merveilleuse circuler dans tout mon corps, à travers mes veines, mon cœur et mon esprit. Depuis lors, je suis connu sous le nom de Swami Premananda. Beaucoup de ceux qui ont été témoins de mon "initiation de sannyasin" sont encore en vie et parlent encore de leur expérience.

LA SOUFFRANCE ME REND FORT ET PATIENT

J'ai fait l'expérience de beaucoup de difficultés et de souffrances dans les premiers temps de ma vie spirituelle, mais il n'est pas nécessaire de les raconter toutes. Les difficultés que j'ai rencontrées m'ont rendu fort et ont augmenté de plus en plus ma foi dans le Divin. Je vais vous en parler un peu, pour vous montrer combien j'ai lutté pour construire un environnement spirituel pour tous mes fidèles. Comme je l'ai déjà mentionné, le premier problème et aussi le plus pénible auquel j'ai eu à faire face venait de mes parents et de ma famille. Ils étaient totalement et absolument contre ma vie de sannyasin et de renoncement au monde. Mes parents voulaient faire de moi un grand homme d'affaires. Parce que j'étais brillant à l'école, mon père m'avait imaginé comme un commerçant couronné de succès. Lorsqu'il s'est rendu compte que j'avais abandonné mes études et suivais la voie spirituelle, il a été furieux et déçu. Il était si fâché qu'il m'a crié que je devais "aller au diable !" Il a dit que le prestige et la réputation de notre famille étaient gâchés par ma vie et mon comportement absurdes et inutiles. Tous les membres de ma famille ont uni leurs forces pour essayer de me faire quitter ce qu'ils appelaient cette "affaire insensée". Ce fut pour moi une grande souffrance mentale, car je ne m'étais jamais attendu à de telles choses de la part de mes propres parents et de ma famille.

Plus tard, quand ils ont compris que j'étais très fortement déterminé à suivre la voie divine, ils m'ont abandonné et n'ont plus voulu me connaître. J'étais comme un orphelin. Cependant, j'avais encore le soutien et l'amour de ma grand-mère. Elle était une grande âme et avait un cœur dévoué. Elle a même dû souffrir pour défendre mon chemin spirituel. Un groupe de gens étaient opposés à moi et à ma mission débutante. Ils avaient peur de ma croissance spirituelle et de ma popularité. Ils ont monté un complot contre moi. Un jour que j'étais à la maison de ma grand-mère, ils sont venus avec diverses armes et ont attaqué la maison. Ma grand-mère et moi avons quitté la maison en toute hâte et avons pu nous échapper. Lorsque nous sommes revenus le lendemain, nous avons découvert qu'ils avaient endommagé toute la maison, et nous nous retrouvions sans même un toit. Nous n'avions aucun lieu où aller car mes parents nous avaient abandonnés. Des fidèles et des amis nous ont offert leur aide jusqu'à ce que les réparations soient faites, mais cet incident a beaucoup perturbé mentalement ma grand-mère. Elle est morte peu de temps après. J'ai très fort ressenti sa perte car elle était pour moi une aide proche et véritable. A ce moment, j'étais réellement seul. Maintenant que ma grand-mère était décédée, je ne savais vraiment plus quoi faire.

De nombreux amis et leurs parents, et aussi ceux qui étaient mes nouveaux fidèles m'ont demandé de rester avec eux et de faire mon travail spirituel. Cela a créé un nouveau problème. Dans la maison de qui devrais-je aller ? Quand je me trouvais dans une maison, les autres me faisaient la tête et se sentaient jaloux et irrités. Ce n'était pas uniquement à cause de leur affection pour moi. Il y avait d'autres raisons comme la caste et le rang. Les gens appartenant à une caste (au Sri Lanka et en Inde, votre caste est votre lignée familiale) n'aimaient pas que je me rende à la maison de gens de caste inférieure. Ceux qui étaient bien à l'aise, avec une bonne situation, n'appréciaient pas que je visite des fidèles plus pauvres, d'un rang social inférieur. Mais, voyez-vous, je n'ai jamais eu de tels sentiments. Je ressentais et je disais qu'aux yeux de Dieu, tous sont égaux et que donc, nous ne devrions pas établir de distinction. Les fidèles n'étaient pas prêts à être d'accord avec moi et ils ont très vite commencé à faire de la politique à ce sujet. Ceci a été un autre obstacle qui a perturbé ma vie spirituelle et le développement de ma mission.

Cependant, malgré ces problèmes, ma popularité a fortement augmenté et de ce fait, l'animosité de certains milieux de la société de Matale s'est accrue. Matale était principalement une communauté bouddhiste bien que des chrétiens, des hindous, des bouddhistes et des musulmans y vivaient côte à côte en harmonie. Il n'y avait pas de chefs spirituels hindous, bien qu'il y ait des temples et des prêtres. J'avais des fidèles bouddhistes mais certaines personnes ont voulu arrêter ma mission à ses débuts. Quand ils me voyaient marcher sur la route ou sur une place publique, ils faisaient des commentaires déplaisants à mon sujet : "Hé, voici le célèbre imposteur. Qu'il aille au diable". Ils me critiquaient et se moquaient de moi. Ils essayaient de me couvrir de honte mais j'ai supporté toutes leurs remarques avec patience car je comprenais qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient.

J'ai fait plus intensivement mes pratiques spirituelles. Je faisais très souvent des pujas, je méditais et me concentrais de plus en plus sur le Divin. Au plus profondément je plongeais spirituellement en moi-même, au plus les gens étaient attirés vers moi. Mes amis et leur famille, qui m'avaient soutenu au début, sont devenus mécontents parce que je n'avais plus beaucoup de temps pour eux. J'avais besoin de mon temps pour ceux qui étaient dans la détresse, ceux qui venaient pour mes conseils et aussi pour quelques sincères aspirants spirituels qui avaient besoin de moi. Mes anciens amis ont dit que c'était grâce à leur travail intensif que j'étais devenu populaire, et que maintenant je ne faisais plus attention à eux. Ils avaient le sentiment que je ne leur étais pas fidèle et que je les abandonnais.

Je leur ai répondu : "Ce n'est pas seulement grâce à vous que j'ai grandi spirituellement, c'est grâce à Lui, le Divin, et Il vous a utilisés pour m'introduire dans le monde afin d'aider l'humanité. Si ce n'avait pas été vous, cela aurait été quelqu'un d'autre. Si vous ne croyez pas ce que je dis, essayez de développer une autre person-nalité spirituelle comme moi. La croissance spirituelle ne résulte pas d'une aide extérieure. Toute l'aide vient de Lui, du Divin". Mais ils ne pouvaient pas comprendre ce que je leur expliquais.

Une autre chose m'a attristé. Mon éducation s'était complètement arrêtée. Très jeune, je m'étais entièrement dédié au domaine spirituel et je n'avais pas pu continuer mes études. A l'école, dans les derniers temps, je n'étais pas capable d'étudier convenablement, parce que tous les enfants et les professeurs venaient toujours me demander de faire des prédictions, ou bien me confiaient leurs problèmes. Mes études étaient totalement perturbées, et c'est ainsi que mon éducation s'est arrêtée lorsque j'étais en neuvième année. A cette époque, je recevais chaque jour de nombreux visiteurs. Même maintenant, je ressens encore mon manque d'instruction et c'est pourquoi j'encourage systématiquement tous les jeunes à étudier pendant leur jeunesse, même s'ils ont une forte attirance pour la spiritualité.

Il est essentiel de terminer vos études avant de prendre toute autre décision et action importantes dans votre vie. .

Suite ci-dessous...

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"Ce ne sont pas les chercheurs qui trouvent des idées, ce sont les idées qui trouvent les chercheurs." (Jean-Pierre Petit)

"La vie sous toutes ses formes est un cadeau. Elle est sacrée. Il n'y a aucune scission à faire entre la spiritualité et la vie dans la matière. Tout est sacré !" (Daniel Meurois - "Pionnier de l'Eveil" - Ed. Ariane)
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MessageSujet: Re: Swami Prémananda - L'histoire de sa vie   Sam 26 Fév - 7:10

MON PREMIER ASHRAM

DEMEURE DE PAIX POUR TOUTES LES RELIGIONS

Sans l'avoir moi-même déclaré, j'étais considéré comme un moine hindou, bien que mon sentiment intérieur était que j'aimais l'essence de toutes les religions, et que j'étais une personne qui respectait toutes les croyances. Je n'ai jamais imposé, et je continue à n'imposer aucune religion particulière à quelqu'un. Je lui enseigne seulement la spiritualité. La spiritualité est commune à toutes les religions, mais elle est exprimée de différentes manières dans les diverses religions. Ma conception spirituelle est que nous devrions toujours essayer de croître en spiritualité, et mes disciples devraient également mûrir sur leur chemin spirituel, suivant leur propre religion. Dans le but d'exprimer mes conceptions aux gens et d'insister sur celles-ci, j'ai démarré le "Sarva Matha Shanti Nilayam" dans le Gandhi Hall, à Matale. La signification du nom de mon nouvel Ashram était "Demeure de Paix pour toutes les Religions". Cependant, les différents chefs religieux n'ont pas du tout aimé cette idée. Les moines bouddhistes n'aimaient pas que je parle de Bouddha et du bouddhisme devant des images de divinités hindoues dans mon petit Ashram. Les chrétiens n'aimaient pas que des images de Jésus-Christ soient juste à côté de celles d'autres "faux Dieux". Les musulmans ne voulaient mélanger leur religion avec aucune autre et ils disaient que tout cela était un non-sens. Chacun voulait maintenir la pureté de sa propre religion, et j'ai souffert de beaucoup d'angoisse et de souffrance mentale à cause de ces idées que j'exprimais. J'ai pu me rendre compte qu'il n'était pas possible d'effacer les différences entre les religions et d'introduire une plus grande tolérance et compréhension entre elles. Bien que cela m'ait fait beaucoup de peine, je n'ai pas cessé d'essayer de créer l'unité et l'harmonie, et j'ai décidé de poursuivre les mêmes idéaux sous un nouveau nom, "Poobalakrishna Ashram". Ceci signifie le jeune Krishna des fleurs.

Encore très jeune, j'ai commencé à recueillir des enfants sans logis ou non désirés. J'avais tant de sympathie pour eux car dans mon enfance, j'avais moi-même fait l'expérience du rejet et de la solitude. J'étais moi-même à peine sorti de l'enfance ! J'étais seulement un jeune homme de 17 ans lorsque j'ai commencé ma mission. Parmi les gosses qui m'ont rejoint, les uns étaient très jeunes, les autres avaient au maximum une bonne dizaine d'années. Certains participent encore à ma mission et d'autres sont restés en contact régulier avec moi. Leur nombre a grandi très vite, et ils étaient soignés par des fidèles qui résidaient à l'Ashram et y offraient leurs services. Ils fréquentaient tous les écoles locales. On prenait très bien soin d'eux. Tout était gratuit pour eux : la nourriture, les vêtements, l'école et le logement. Je les traitais comme s'ils avaient été mes propres enfants. J'étais très strict. J'avais moi-même été un jeune très espiègle, de sorte que je connaissais toutes les ruses et tous les trucs !

Du fait que j'étais également un jeune, j'étais capable de les comprendre et les aider dans tous leurs problèmes, leurs inquiétudes et leurs peurs. Je faisais également leur éducation spirituelle. Ils devaient tous participer quotidiennement à une puja, aux prières et au chant des bhajans. Dans mon orphelinat, il y avait des gosses chrétiens, bouddhistes et hindous. La plupart aimaient l'aspect religieux de notre vie, et beaucoup ont appris la méditation dans notre magnifique Centre de Méditation au sommet d'une colline. Je n'ai jamais fait aucune distinction entre les enfants que j'élevais ni entre les fidèles à qui j'enseignais. Maintenant encore, je continue mon travail en traitant toutes les religions d'une manière égale. Chacun peut venir vers moi pour des conseils et de l'aide. Il n'est pas nécessaire d'être hindou. J'encourage les gens à croître dans la sphère de leur propre foi et religion, et à comprendre et ressentir profondément la véritable essence de celle-ci.

Le temps passait, et le Poobalakrishna Ashram était florissant. Les jours de pleine lune, nous avions l'habitude de pratiquer Annadhanam (distribution gratuite de nourriture comme élément d'une pratique religieuse) en donnant à manger à près de 2.000 personnes. Le Centre de Méditation était rempli d'aspirants pleins de ferveur. Des visiteurs venaient régulièrement de l'étranger pour recevoir des conseils spirituels et pour méditer. Quelques-uns m'ont exprimé avec force leur souhait de mener une vie spirituelle, renoncer au monde et être avec moi. Des familles entières mettaient en pratique la spiritualité, en suivant mes préceptes. Parents et enfants aimaient s'éloigner des villes, et les pères de famille oublier leur métier stressant, au service du gouvernement ou dans une autre activité professionnelle. Ils venaient passer de longs week-ends en jouissant de la nature superbe, du lieu de méditation empli de paix, des pujas inspirantes et de mes discours au sujet de Dieu et de la vie divine. Des ministres, des ingénieurs et des docteurs écoutaient passionnément des sujets spirituels, assis côte à côte avec des simples villageois et des fermiers, dans notre Ashram Poobalakrishna ouvert à tous et dans notre Centre de Méditation. Beaucoup ont dit que c'était un petit paradis.

C'était un lieu simple, naturel et magnifique, loin de la banalité de la vie matérielle et, le plus important, un lieu où l'on pouvait rechercher le Soi. Du matin jusqu'au soir, on pouvait entendre le son des clochettes des pujas et la récitation des noms divins. Des fidèles sri lankais et étrangers ont aidé à rénover le Centre de Méditation durant l'été 1983. C'est alors que le Divin a révélé qu'un futur totalement différent nous attendait.

LA DESTRUCTION DE L'ASHRAM POOBALAKRISHNA
Notre paix a été brisée du jour au lendemain ! C'était le 3 juillet 1983. Le jour du jugement dernier pour le Sri Lanka et son peuple. Une terrible contre-propagande avait enflammé les esprits d'individus violents au sein de la société et cela eut comme conséquence que des groupes extrémistes cingalais ont attaqué la population tamile dans un soudain accès de fureur et de violence. Les maisons, les magasins, les théâtres, les entreprises et les temples ont été complètement rasés par les explosions et par le feu. Des innocents ont été massacrés dans tout le pays. Notre Ashram Poobalakrishna et le paisible Centre de Méditation ont été détruits et brûlés. La haine que certains groupes bouddhistes locaux avaient contre moi depuis longtemps s'est exprimée par un déluge de bombes incendiaires, qui ont atterri en premier lieu juste au milieu de l'orphelinat. Les enfants et les fidèles se sont enfuis pour sauver leur vie.

Je n'étais pas à l'Ashram lorsque les bombes ont été lancées. On m'a appelé par téléphone à l'endroit où je me trouvais, et je me suis immédiatement précipité vers l'Ashram. En chemin, je voyais sur le côté de la route les pauvres gens dans un état terrible, et les maisons noircies et en feu. Quand je suis arrivé à mon Ashram, j'ai vu qu'il était également en flammes. Celui qui avait fait cela avait essayé de prendre mes enfants orphelins pour cible, mais j'ai réussi à les sauver et à les envoyer dans une autre section de l'Ashram, à Puliyankulam dans le district de Vavuniya.

Ensuite, je me suis demandé où je pourrais aller pour être à l'abri des terroristes. Un proche fidèle, M. Tennakoon, le "collecteur" de Matale (un collecteur est comme un gouverneur de district), est venu me chercher rempli d'inquiétude, et il a insisté pour que je parte avec lui. Il m'a amené à sa maison et m'y a caché pendant deux mois. Il m'a ensuite emmené à Colombo où j'ai rencontré à son bureau M. Chatwal, haut commissaire indien, à qui j'ai raconté toute l'histoire. Il a immédiatement pris des mesures pour que j'obtienne un visa pour l'Inde. Beaucoup de Tamils ont quitté le Sri Lanka pour s'établir en Inde à cause des émeutes ethniques. En quelques jours, j'ai obtenu un passeport sri lankais, ainsi que les papiers nécessaires et le visa. J'ai quitté le Sri Lanka et suis arrivé en Inde avec uniquement deux vêtements et une valise…et rien d'autre !

Suite ci-dessous

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"Ce ne sont pas les chercheurs qui trouvent des idées, ce sont les idées qui trouvent les chercheurs." (Jean-Pierre Petit)

"La vie sous toutes ses formes est un cadeau. Elle est sacrée. Il n'y a aucune scission à faire entre la spiritualité et la vie dans la matière. Tout est sacré !" (Daniel Meurois - "Pionnier de l'Eveil" - Ed. Ariane)


Dernière édition par Régis le Sam 26 Fév - 10:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Swami Prémananda - L'histoire de sa vie   Sam 26 Fév - 9:04

UN NOUVEAU DEPART EN INDE

LA CROISSANCE DE MON ASHRAM EN INDE

Quand j'ai atterri à l'aéroport de Chennai (Madras), je me suis trouvé dans un pays qui m'était complètement étranger, bien que ce soit le pays de mes ancêtres. Je ne connaissais personne ni aucun lieu en Inde. Cependant, à ma grande surprise, j'ai vu en sortant de l'aéroport une dame assez âgée, qui tenait une grande bannière sur laquelle mon nom était écrit ! C'était Mme Kamalabai Naidu. Plus tard, j'ai appris que mes fidèles du Sri Lanka avaient contacté mon centre de Londres, et que de là, des arrangements avaient été pris pour mon séjour en Inde. Mme Naidu m'amena à sa maison à Madras, et je suis resté là.
Ensuite, j'ai effectué un pèlerinage dans toute l'Inde et j'ai vu de nombreux endroits, temples et Ashrams célèbres. Au cours de ce voyage, j'ai visité Trichy. J'ai beaucoup aimé la région, et j'aimais particulièrement les deux temples dédiés à la Mère Divine, Sammayapuram Mariyamman et Vekkali Amman.

J'ai décidé de rester là et d'y construire un Ashram avec un orphelinat. Lorsque j'ai contacté le gouvernement du Tamil Nadu à propos de cette idée, ils m'ont offert un terrain d'un acre (environ 0,4 hectare). J'ai répondu que ce ne serait pas suffisant. Le gouvernement m'a dit que si je voulais plus de terrain, je devais l'acheter moi-même.

Les enfants que j'avais laissés au Sri Lanka souhaitaient venir en Inde et rester avec moi. Comme ils le demandaient, je les ai fait venir et ils ont vécu dans l'Ashram partiellement construit. Cependant, je continuais à séjourner chez Mr. Seeni Thevar à Trichy. La plupart des membres de ma famille, parmi lesquels ma mère (mon père était décédé quelques années plus tôt), et un groupe assez important de proches fidèles sont venus s'établir avec moi en Inde. Ils préféraient vivre auprès de moi. Nous avons séjourné dans différentes maisons de la région. Où que nous allions, notre petite communauté faisait tous les jours des abishekams et des pujas, et chaque semaine, nous chantions des bhajans et nous avions des exposés. Bientôt, un groupe de fidèles indiens de plus en plus nombreux ont commencé à se rassembler autour de moi.
Le terrain que j'avais acheté était stérile et désertique. Il était couvert de buissons épineux et de milliers de pierres et de petits rochers. Tout le monde m'avait dit qu'il n'y avait pas d'eau à cet endroit. J'étais décidé à défricher le terrain et à le transformer en un centre spirituel luxuriant et verdoyant. Mon rêve était de le couvrir de nombreuses variétés d'arbres et de buissons fleuris. Il fallait que ce soit un lieu magnifique, dédié au Divin. Petit à petit, mes idées se sont réalisées. Les fidèles et moi-même, nous avons fait un intense travail physique durant de nombreux mois. Nous avons éliminé les roches et les épines, et planté des petits arbres et des fleurs. Nous avons bâti des constructions simples avec des toitures tradition-nelles de chaume, exactement comme dans les Ashrams de l'ancien temps.


L'Ashram était pratiquement terminé à la fin 1989. Nous avons eu une grande cérémonie d'inauguration. De nombreux officiels importants, ainsi que des saints de différents Ashrams et lieux sacrés, sont venus pour la cérémonie. Des messages d'encoura-gement sont parvenus de toute l'Inde et du reste du monde. Des ministres et ambassadeurs du Sri Lanka, le Président, le Premier Ministre et trois anciens Premiers Ministres, des haut-commissaires et des chefs religieux bouddhistes et chrétiens ont envoyé des lettres et des télégrammes de circonstance. Des saints ont envoyé des textes inspirés et des satsangs. Les Adheenams (chefs monastiques) du Tamil Nadu sont venus pour inaugurer notre nouvel Ashram. Ainsi, l'Ashram et la vie spirituelle de ceux qui suivaient mes enseignements ont commencé à croître et à prendre forme en Inde.
AAAA
Au début, il y a eu un peu de confusion au sujet du nom à donner au nouvel Ashram. Si nous l'avions appelé Ashram Poobalakrishna en Inde, les gens auraient alors pensé que nous vénérions uniquement Vishnou ou Krishna. Par conséquent, les fidèles ont souhaité employer mon propre nom dans le nom de l'Ashram. L' "Ashram Sri Premananda " était né.
AAAA
Je vous ai déjà expliqué qu'un de mes idéaux spirituels depuis mon jeune âge, était que les gens voient le Divin dans toutes les religions. Je souhaitais aussi que les différents groupes au sein des religions mettent de côté leurs différences et œuvrent ensemble pour le bien de l'humanité. Après m'être établi en Inde, j'ai rencontré différents types de saints, dans des circonstances variées. J'avais l'habitude d'organiser de petits voyages spirituels pour les rencontrer, ou bien ils venaient à l'Ashram et restaient avec moi. Certains saints m'aimaient beaucoup et nous nous rencontrions plus souvent.
J'étais très proche du grand Swami Chidananda, de la "Divine Life Mission". Il avait l'habitude de m'inviter à des cérémonies, et il lui est également arrivé de séjourner dans notre Ashram. Nous partagions les mêmes idéaux et les mêmes sentiments spirituels. Je me suis rendu plusieurs fois à Tiruvannamalai. J'aime ce lieu saint. Une fois, j'y suis allé spécialement pour rencontrer Yogi Ram Surath Kumar, le "saint mendiant". J'aime toujours bien parler de lui, car c'est un roi de la spiritualité qui s'habille comme un mendiant des rues. J'ai rencontré Sathya Sai Baba, Swami Bhuteshananda, chef de la "Ramakrishna Mission", Mata Amritananda Mayi, du Kerala, et j'ai parlé avec Bangaru Adigal, le chef du mouvement spirituel "Adi Para Shakti", pour n'en citer que quelques-uns. J'avais également de fréquentes réunions et des programmes avec les hauts responsables des ordres monastiques tamils.
J'ai visité l'Ashram Anand, le centre spirituel fondé par le grand Swami Ramdas. J'ai rencontré sa grande disciple, Mère Krishnabai, et j'étais en contact régulier avec son successeur, Swami Satchidananda. Le saint chanteur Pithukuli nous a accordé la bénédiction de venir chanter pour mon anniversaire ! L'Ashram avait chaque mois un jour spécial pour nourrir les pauvres ou les Swamis et Matajis itinérants. C'était une époque mémorable. Nous, personnes spirituelles, aimions nous retrouver pour partager dans des satsangs nos idéaux et nos sentiments les plus élevés. De cette manière, nous pouvions transmettre ces vibrations divines et ces sentiments d'unité à nos disciples.
J'ai assisté à de très nombreuses cérémonies et conférences religieuses. La première a eu lieu à Tiruvannamalai en 1986. J'étais le plus jeune moine qui y ai donné un exposé. Je n'ai pas mâché mes mots, je crois, et certains des Swamijis plus âgés, très conservateurs, n'ont pas aimé cela. Plus tard, j'ai assisté à de nombreux programmes à l'invitation de la "Visva Hindu Parishad", l'organisation hindoue de l'Inde, et j'ai essayé avec eux d'aider les pauvres gens. Je me souviens d'un grand programme de 5 jours à Theni, en 1990, auquel ont assisté des milliers de personnes. J'ai été invité à d'innombrables cérémonies - des mariages, des réunions dans des temples ou dans d'autres Ashrams, etc. Comme l'Ashram devenait de plus en plus populaire, j'ai diminué le très grand nombre de programmes extérieurs auxquels je participais. L'Ashram grandissait même trop vite, et nous étions submergés par le grand nombre de personnes recherchant un soulagement et des conseils spirituels.
J'ai essayé de limiter aux samedis et dimanches les visites des fidèles, mais ils venaient aussi les autres jours. Beaucoup d'étrangers sont venus. Ils étaient sérieux et sincères dans leurs aspirations spirituelles. De nombreux Centres Sri Premananda se sont ouverts à l'étranger, fondés par ces fidèles sincères. Ils sont toujours en activité et florissants. De fait, depuis mon arrestation, davantage de Centres ont même commencé dans de nouveaux pays. Un fidèle américain m'a écrit un jour "Swamiji, votre Ashram est en réalité situé dans le cœur de vos fidèles. Après que vous ayez touché nos cœurs, nous retournons chez nous, et nous souvenons avec tendresse de ces moments sacrés. Le souvenir de l'Ashram est porté, où que nous allions, par des milliers de fidèles de par le monde."


LA FAMILLE DE SWAMIJI
Bien que Swamiji soit né au Sri Lanka, ses origines se trouvent au cœur du Tamil Nadu, en Inde. Son arrière grand-père paternel s’appelait Ganapathy Pillai et vivait avec son épouse à Papanasam, dans le district de Tanjore au Tamil Nadu. Ils ont eu quatre filles et un garçon, Pakkiriswamy, qui a émigré au Sri Lanka (que l’on appelait alors Ceylan). Il y a épousé Thaiyalmuthu Ammal et ils ont eu deux garçons, appelés Ponnudurai et Mayilvahanam, et une fille qu’ils ont appelée Pushpakanthi. Celle-ci a épousé Somasundaram et a donné naissance à sept enfants : 1) Vinayakar Soundary 2) Jothy Vahanam 3) Prem Kumar 4) Sivanesa Selvi 5) Nanda Kumar 6) Sri Kumar 7) Priyadarshini.

Mrs. Pushpakanthi Somasundaram (10.3.1919 au 25.4.1998)
Ainsi que Swamiji l’a dit lui-même le jour des funérailles de sa mère, celle-ci était une grande dame. Durant les trois dernières années de sa vie, elle avait une très mauvaise santé et pensait sans cesse à Swamiji. Cependant, malgré sa condition physique, elle accueillait avec un magnifique sourire tous ceux qui venaient la voir, et joignait immédiatement les mains en namaskaram, la salutation indienne traditionnelle. Depuis 1995, elle a donné sa bénédiction à des centaines de fidèles et aux enfants de l’ashram lors de chaque cérémonie. Ammama était aimée de tous et nous manque beaucoup. Une lampe est en permanence allumée en son honneur et sa chambre est conservée dans le même état que lorsqu’elle était parmi nous. Un lieu de culte permanent va être annoncé par Swamiji.
Mahashivaratri


"Pour dire la vérité, le Divin n'a ni nom ni forme, mais la manière la plus proche de décrire cette forme ou énergie est la forme du Lingam. L'adoration du Lingam nous mène à comprendre la forme de Paramatma.
Le symbole du Shiva Lingam est très simple et peut être accepté par ceux qui appartiennent aux différentes religions."

Swami Premananda


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MessageSujet: Re: Swami Prémananda - L'histoire de sa vie   Sam 26 Fév - 10:02

Voici en prime la vidéo qui avait été réalisée par Daniel Meurois et Anne Givaudan

Partie 1



Partie 2



Partie 3



Partie 4



Partie 5



Partie 6



Partie 7



Partie 8


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MessageSujet: videos sur Swami Premananda   Sam 26 Fév - 10:58

Régis a écrit:
Voici en prime la vidéo qui avait été réalisée par Daniel Meurois et Anne Givaudan

merci régis d'avoir présenté cette superbe video...ça fait du bien...belle nourriture !
d'ailleurs merci aussi à anne et daniel...
et paix à vous tous, en ces temps alchimiques extrêmes...
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MessageSujet: Re: Swami Prémananda - L'histoire de sa vie   

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